jeudi 21 mars 2013

Gastronomie Péruvienne

La gastronomie péruvienne est extremement réputée. À lire quelques guides on en bave très vite à l'idée de déguster cette cuisine originale.
On nous promet entre autre:
  • le fameux cuy que Marc nous a déjà présenté (cochon d'inde rôti)
  • le ceviche, poisson et fruits de mer cuits au jus de citron, également spécialité de la côte équatorienne
  • le lechon, cochon de lait rôti
  • le rocoto relleno, poivron légèrement piquant farcie
  • les anticuchos, brochettes de coeurs de boeufs
  • les papas a la huacaina, tranches de pommes de terres bouillies et napées d'une sauce crèmeuse et légerement épicée
  • j'en passe et des meilleurs

Mais en fait tout ça c'est bien beau et bien bon mais si on ne veut pas manger dans des restos à touristes tous les jours, si on veut manger vraiment local dans des restos locaux avec des locaux, vous aurez surtout le droit, car pas le choix, au fameux: Pollo con Arroz (Poulet au riz). Le poulet servi est bien entendu du poulet de batterie sans aucun goût ni os. Le riz quand à lui est blanc, sans beurre, sans sauce et sans sel.
On est un peu loin de l'orgasme gastronomique surtout qund on mange ça tous les midis et certains soirs.

Ceci dit pour 2€-2,5€ on a quand même le droit à une bonne soupe en entrée, avec de la chance au quinoa, au pollo con arroz en plat principal et un jus frais. De l'autre côté de la rue, dans le resto touristique le ceviche à la carte est plutôt aux alentours de 7-10€.

Il s'en va alors de trouver un bon compromis entre les plaisirs de la bouche, la découverte de la culture locale et sa capacité financière.

Début du troisième voyage dans le voyage

Après avoir voyagé 3 mois avec Marc puis un mois seul en Équateur, voici le troisième voyage qui a démarré: les trois dernières semaines avec Vincent au Pérou. Au menu à peu près les mêmes sites où Marc a trainé ses guêtres: le sud du Pérou. Lima, Nasca, Arequipa, Cañon del Colca, (un retour au lac Titicaca), Cusco et le Macchu Picchu. Retour donc au voyage à deux avent le retour du voyage.

dimanche 17 mars 2013

El Camino del Inca

La randonnée du Camino del Inca en Equateur est censée etre un des hot spots de trek du pays.

La rando se fait normalement en 3 jours en compagnie d'un guide. L'objectif de ces trois jours est d'atteindre le plus important site précolombien d'Equateur: Ingapirca.

Pour moi il était hors de question de prendre un guide pour marcher 3 jours, j'avais juste besoin d'une carte. Or il est extrêmement difficile d'obtenir des cartes topo en Equateur, mais bon je savais que je trouverai une solution.

Après la jungle je propose à Daniel de partir avec moi pour la rando. Il accepte mais à une condition: il veut le faire en 2 jours en non en 3. Au passage il nous trouve une carte sur son ipod touch, seulement pour y avoir accès en off-line il faut acheter l'app. On decide alors de se la jouer cheap et de faire 20 screenshots de la carte pour avoir le trajet dans sa totalité.

Nous voilà donc partis pour 40km dans la montagne équatorienne sans guide, sans carte papier et une vingtaine de screenshots sur un écran de 4pouces. La carte bien sur n'affiche que les lignes de niveaux, pas de reseaux d'eau, pas de sentiers, pas de reseaux routier, pas de cabanes, etc.

Bref nous voilà partit avec cette "carte" et ma boussole.

On campe dans la cour de récré d'une école la veille au départ du sentier de la rando. Le lendemain levé avec le soleil et l'arrivée des collegiens. Nous sommes un peu l'attraction de la matinée.

Ensuite grosse journée de rando. Durant la première heure on se perd deux ou trois fois, jusqu'à ce que je prenne les choses vraiment en mains. À partir de là on ne se perdera plus jamais. Et pourtant le sentier n'est pas facile: il disparait sans cesse et la combinaison carte + boussole font leur travail. Au final je retrouve toujours le sentier.

Apres avoir remonter toute une vallée dans les alpages pendant cinq heures nous passons le col à 4200m puis nous faisont une heure marche sur une large crête à 4400m. Depuis ce sommet la vue est superbe surtout que le soleil commence à bien baisser ce qui donne des contrastes et des couleurs magnifiques sur les flancs de montagnes environnantes.
À cette altitude en Equateur on trouve encore un peu d'herbe mais c'est très caillouteux.

On descend la montagne et on bivouaque avec les vaches sur de l'herbe bien grasse à 3900m en se faisant un petit feu de camp avec les restes d'un abri ecroulé.

Le lendemain on attaque une journée de marche avec beaucoup moins de denivelé et donc ca va vite. Ceci dit on passe presque toute la journée à marcher dans des marécages. Vers 10h on passe des ruines précolombiennes sans grands interets (Peradones). Puis sur les coups des 15:30 nous arrivons au site d'Ingapirca. Site où vivaient la civilisation Cañari avant qu'ils se fassent conquérir par les incas puis cents ans plus tard par les espagnols.

Le site n'est pas très grand mais la tour construite par les Incas est tout de même admirable.

Objectif de Daniel realisé encore mieux que dans ses rêves 1,5 au lieu de 3 jours ! Il m'offrira un coca pour me remercier de mes talents de guide :)

La rando était belle mais pas sensationelle. Je pense que le fait d'avoir déjà passé trois jours à marcher dans la montagne vers Quilotoa y être pour quelque chose. En effet les montagnes dans ce coin là sont assez semblables. Mais là c'était bien plus sauvage. J'ai d'ailleurs été plus que surpris de constater que le sentier disparaissait régulierement alors que c'est censé être une rando très courue. Le tourisme en Equateur, surtout niveau trek, est donc peu développé. Au final je suis bien content d'être arrivé a Ingapirca après cette longue marche et je remercie Daniel de m'avoir poussé à la faire en deux jours car ça suffit amplement pour profiter du paysage.


dimanche 10 mars 2013

Que les choses soient claires !

Je vais pas y aller par quatre chemins:

Dans l'hémisphère sud l'eau dans la baignoire ne tourne pas dans l'autre sens.

Bon maintenant que vous avez hurlé au scandale, laissez moi expliquer. La force de coriolis existe bel est bien pour les grands espaces: les courants marins et les grandes masses d'air. La force est négligeable dans vos toilettes. C'est un peu comme mettre un moteur à explosion dans une petite voiture télécomandée: l'effet d'échelle fait que c'est pas possible. Dans le monde réel les voitures télécomandées fonctionnent juste à moteur électrique et les éviers tournent dans le sens qu'ils veulent.

En réalité le sens dans lequel tourne l'eau est du à la forme du récipient et surtout avec l'impulsion qu'on donne quand on tire le bouchon. Quant à la chasse d'eau on imagine bien que c'est le sens dans lequel expulse la chasse que l'eau partira.

Je dis ça car en Équateur, au Nord de Quito il y a la plus grosse arnaque touristique que j'ai vu jusque là. TOUS les touristes en équateur (sauf moi) y passent. Ce lieu s'appel La Mitad del Mundo soit: Le Moitié du Monde. Là bas il y a une ligne au sol qui représente la ligne de l'équateur, là où le diamètre de la Terre est le plus important. La photo que fait donc chaque touriste est: ses pieds de part et d'autre de la ligne, histoire d'avoir un pied dans l'hémisphère nord et l'autre dans le sud. ARNAQUE ! Et oui la ligne tracée au sol est situé à 200m de la véritable ligne de l'équateur. Si vous voyez ce genre de photos vous pourrez dire que les personnes ont bel et bien les deux pieds dans l'hémisphère sud.

À la Mitad del Mundo il y a également un musée "scientifiques", où on compare ce qui se passe au nord au sud et sur la ligne d'équateur (alors qu'on y est même pas...). Dans ce musée au lieu de donner de vrais faits scientifiques on préfère entretenir les légendes urbaines comme le coup dans l'évier. Ils en entretiennent d'autres dont je ne parlerai pas pour ne pas entretenir lesdites légendes.

Si vous ne voulez toujours pas me croire pour le coup de l'évier vous pouvez lire cet article Force de Coriolis/Interpretation erronés ou faire vos recherches vous mêmes.

Bref je suis excédé par ce lieu dont tout le monde parle en Équateur et qui au lieu d'éduquer la population entretient des mythes qui attirent bien plus les touristes que la triste réalité. Une dernière chose: rien n'est notable à l'échelle humaine au changement d'hémsphère, désolé.

J'ai ptêtre pas été clair mais en tout cas ça m'aura fait du bien de gueuler un coup !

samedi 9 mars 2013

Ptit séjour en Amazonie

Voilà depuis près de deux mois que je parcours la Cordillère des Andes au niveau de l'Amazonie. J'en suis pas beaucoup déscendu et quand je l'ai fait je suis allé du côté de la côte et non dans les terres occidentales.
Il arrive un moment où on se dit que même si la montagne c'est génial, il serait temps d'aller voir autre chose. Surtout cet autre chose bien loin de tout ce qu'on peut connaitre de part chez nous.

Après une journée de vélo à déscendre la cordillère vers l'Amazonie (et remonté en bus dans la cordillère, et oui il faut bien rendre le vélo !) je rencontre Daniel un canadien francophone de Winnipeg à l'auberge. Lui-aussi veut dès le lendemain partir faire un tour de quelques jours dans la forêt. Comme moi, visiter des communauté qui vivent en t-shirt Nike et sortent les costumes à plumes pour les touristes, ça ne l'intéresse pas. On recherche donc le même type de tour: on veut marcher, beaucoup marcher dans la chaleur, l'humidité et la forêt extrêmement dense. Pour lui comme (presque) pour moi ce sera une première, on ne recherche donc pas forcément le tour au fin fond de la jungle pour voir les choses les plus extraordinaires. On recherche plus une bonne mise en bouche facile d'accès.

Nous voilà donc partit dès le lendemain ensemble à Puyo, première ville dans la jungle de là on book un tour de quatre jours en faisant bien comprendre qu'on ne veut pas faire comme tout le monde. Le tour mode troisième âge, on garde ça pour plus tard.

Nous voilà partit en bottes en caoutchouc avec notre guide privé pour quatre jours de marche dans la jungle à coup de machettes et à s'enfoncer jusqu'aux mollets dans la boue.
On ira de communautés indigènes en communauté indigènes. Pas de nuit à la belle étoile, tant pis on se fera manger par un anaconda un autre jour.



On mangera ce qu'on trouvera sur notre chemin: coeur de palmier fraichement sortit de son écorce à coup de machette. J'ai rarement mangé quelque chose d'aussi bon, on est loin des coeurs de palmier en boite. Citrons sauvages et d'autres fruits tropicaux.
On récoltera des vers de palmier (les gros vers blances de Koh Lanta) ainsi que des escargots de ruisseaux. Les vers une fois frits c'est décilicieux, j'ai eu du mal à mettre le premier dans ma bouche mais après je me usi jeté sur le reste. Plutôt que d'emporter beaucoup d'eau, on en prend juste un peu et si on a soif on taille du bambou pour en récolter son eau (à profusion).



Dans nos ballades on est allé découvrir également des cascades. Parfois il fallait marcher entre deux parois avec de l'eau jusqu'aux cuisses. On se serait cru dans un bon épisode d'Idiana Jones.

Bien sur on s'est pris pour Tarzan plus d'une fois au bout des lianes qui sillionent la forêt.

Dans les communautés on a eu le droit à un anaconda (bébé, mais bon quand même 1.8m) puis à un plus gros boa, pas celui de Coco Chanel plutôt celui qui mange Milou, autour du coup.



On s'attendait à beaucoup de choses, mais pas à tout. Dans une communauté, on nous invite à pêcher. Ok, ça va nous changer, on monte dans la pirogue. On démarre, mais bizarrement on n'a pas de canne à pêche ni de harpon...
Et oui aujourd'hui ce sera pêche à la dynamite ! Les peuples amazoniens prennent soin de leur mère nature c'est bien connu !
Malgré les deux bâtons, on rentrera broc***** comme on dit dans le bouchonnois. Mais on se sera bien marré et on se sera baigné dans le Rio Pastaza, affluent du Rio Amazonas.

Quatre jours au top avec un super guide marrant qui a bien compris ce qu'on recherchait. Maintenant qu'on s'est bien fait bouffer par les moustiques il est temps de remonter dans la cordillère.

Sur ce je propose à Daniel de me tenir compagnie pour mon prochain objectif: la rando El Camino del Inca, à la recherche des ruines incas d'Ingapirca.




vendredi 8 mars 2013

Course Poursuite Équatorienne

Je ne suis pas là pour donner des leçons, mais une fois n'est pas coutume je vais vous expliquer comment:
Déclencher et participer à une course poursuite à bord d'une voiture de flics (équatoriens).

Premièrement et point crucial prendre un billet pour un bus dont le chauffeur est un gros con.

Deuxièmement mettre son sac dans le bus, mais ne pas monter dans le bus. Au lieu de ça éloignez-vous stupidement de façon à ne plus avoir le bus dans votre champ de vision, vous pourrez par exemple aller aux toilettes.

Comme vous avez pris soin de prendre un gros con de chauffeur, celui-ci vous dira que vous avez le temps de vaquer à vos occupations. Cependant à votre retour vous constaterez que le bus n'est plus, et que votre sac à dos (avec tout votre nécessaire de survie) non plus. Pour plus de sportivité vous pouvez laisser votre passeport et votre argent dans le sac, mais je conseille pour une première partie de garder tout ça sur soi.

Là vous devez commencer à paniquer. Vous pouvez essayer de courir après le bus en hurlant et en gesticulant tel un français le soir du 12 juillet 1998, mais à priori rien n'y fera.

Bon ensuite il temps de demander de l'aide aux employés de la compagnie de bus et du terminal. Ceux-ci aussi dynamiques qu'un agent de la poste un vendredi à 16:24 essaieront bien de vous aider mais pour accélérer le mouvement n'hésitez pas à faire entendre votre voix. Après quelques minutes de tergiversation il y en aura bien un ou deux qui prendra pitié de vous. Ils chercheront alors le numéro de téléphone du chauffeur qui bien entendu est introuvable. Normalement on fait ce genre d'exercice avec un bus longue distance qui du coup doit passer un péage. Vient alors d'appeler le péage pour arrêter le bus avant de le rejoindre. Engouffrez-vous alors dans le premier bus qui part également au péage en espérant que :
quelqu'un au terminal a bien le numéro du péage
que le péage réponde
que le bus ne soit pas déjà passé
et qu'ils arrêtent bien le bus


En attendant il ne vous reste plus qu'à angoisser pendant les 15min qui vous amèneront au péage.

Et là comme vous aviez bien pris soin de prendre un gros con du chauffeur, les péagistes ont bien tenté de l'arrêter mais celui-ci a continué à tracer sans rien vouloir entendre. Information importante: il faut rassembler les péagistes et les policiers du péage avant que les péagistes racontent l'histoire.

Ceci fait, vous savez que votre sac est partit dans un bus pour 4h de route, qu'il est impossible de contacter qui que ce soit pour le récupérer sur place et qu'il sera probablement impossible de le récupérer plus tard au terminal de destination. Bref vous êtes dans la merde jusqu'au cou, on peut dire qu'à ce moment là vous avez définitivement perdu votre sac. Dans un tel moment de désespoir, vous avez le droit de vous effondrez. Nouveau point important essayez d'en rajouter légèrement afin d'être sur que les policiers saisissent votre détresse.

Après avoir laissé aux forces de l'ordre quelques minutes pour réfléchir aux solutions possibles à votre problème et s'être plus ou moins coordonnés, c'est là que tout se joue: Demandez, dans un étant neurasthénique mais en restant clair, au chauffeur de la patrouille si il ne serait pas possible de rattraper le bus.

Ensuite soyez patient pour quelques secondes, minutes. Le temps que le policier calcul combien de temps il lui faudrait pour rattraper le bus, bien que ça le fasse marrer de faire une course poursuite, ce n'est pas dit qu'il ait envie d'y passer la nuit.

Mais bien entendu comme vous avez tout fait assez rapidement le bus est passé il y a juste 15min et c'est l'avance idéal pour une petite course poursuite pour se dégourdir en fin de soirée.

Et c'est partit ! Enfin sur la banquette arrière du pick-up avec le Ryan Goesling équatorien aux commandes du véhicule et son bon vieux Sancho Pancha aux commandes du haut parleur.

Après tout dépend où et quand on fait ça, mais je dois bien dire que de nuit on profite bien mieux de toutes les lumières de la voiture qui se comporte comme une discothèque ambulante. De plus pour plus de sensation je conseille les abords de la cordillère des Andes, ce qui se révèle sinueux et sportif, bref une belle route de rallye. Ensuite préférez une deux fois une voie, ça permet plus de jouer des gyrophares et de demander à tous les véhicules de se pousser au haut parleur.

Bref après 40-45min de cavalcade effrénée vous arriverez enfin à votre bus, les policiers prendront le matricule du chauffeur et vous aideront à vérifier que le sac et son contenu est bien là.

Une fois tout ça terminé, reposez-vous enfin dans le maudit bus et profitez enfin de votre tour de manège avec les flics.

J'espère que cette courte leçon vous sera utile.

dimanche 3 mars 2013

Qualité des photos

Dans le post précédent les photos sont en très basse qualité, je ne sais pourquoi.
C'est résolu !

Pour avoir une meilleure qualité : cliquez sur les photos.
Et pour une meilleure qualité (presque la photo originale), clic droit sur la photo, copier le lien de l'image. Puis coller le lien de l'image dans un nouvel onglet.

mardi 26 février 2013

Trek vers le Volcan Quilotoa

Le "Quilotoa Tour" est une ballade de 2-4 jours à travers la campagne très verte de la cordillère en Equateur assez populaire. Le tour peut se faire en bus ou à pieds à travers des petits villages quechuas et au sommet du volcan .

Généralement les gens viennent en bus directement à Quilotoa et à son volcan éponyme puis refont du bus ou font une ou deux journées de marche en redescendant. Personnelement je trouve que tout se mérite surtout un volcan. Donc je suis allé en bus à trois journées de marche du volcan Quilotoa.


Me voici donc au hub de départ dans la grande ville de Latacunga. À l'auberge on me file des pseudos cartes tracées à la main avec quelques indications pour s'orienter. Enfin pour le premier jour j'ai juste la "carte", pas d'indication car cette partie est peu fréquentée.

Me voilà donc dans le bus à Latacunga pour Sigchos, village de dépàrt de la rando. J'emporte tout mon bardas car bien qu'il soit possible de trouver des logements l'idée était de camper au milieu des montagnes.

Arrivé à Sigchos en bus avec 40min de retard, normal on est en Équateur. J'ai alors juste le temps de rejoindre l'autre village à pieds. Je demande mon chemin régulierement mais ça ne m'empèche pas de me perdre pour environ une heure. Bien entendu il se met à tomber des cordes et je me rend compte que dans cette montagne raide il va être difficile de trouver un endroit pour bivouaquer. Bien que je n'ai rencontré aucune voiture, j'éspère trouver un pick-up pour m'avancer. Mes prières seront exaucées, j'arriverai avant la nuit à Isinlivi en étant deux fois dans le compartiment à bestiaux et une fois dans une vraie voiture ! Négociation du prix de l'auberge qui propose deux repas: j'économise 10USD en me faisant ma propre tambouille.





Deuxième jour pas ou peu de pluie mais très nuageux. Je me lève tôt pour avoir le temps de me perdre, chose qui me sera salvatrice car je pense m'être en tout perdu environ une heure et demi. Le paysage est très beau: des montagnes vertes et très bocagées. Les habitants de ses montagnes habitent à une heure de la route la plus proche qui les amène à un village de 300 habitants qui lui même est à 2-3h de la ville. Et seul un bus par jour passe généralement entre 3 et 5h du matin. Autant dire qu'ils sont bien du crue.
Finalement j'arrive au village suivant après 6h d'une belle marche dans la montagne et au bord d'une rivière. Rencontre avec le menuisier/ébeniste de la région.
Le temps étant menaçant et le logement pas si cher que ça je retourne en auberge. Grand luxe: chambre privée avec clé. Toilettes et douche privés. Eau chaude toute la journée et petit déjeuner royal. Bref des conditions exeptionelles que je n'ai pas connu depuis l'hotel 4* à Potosi en Bolivie il y a de ça un peu plus d'un mois.



Dernier jour et non des moindres: déscente de Chugchillan dans la vallée et ascencion du volcan Quilotoa. Dénivelé -400m pour commencer puis +1000m. Tout ça entre 2800 et 3800m et avec le sac à dos qui pèse un homme mort. Auntant dire que les 1000m de dénivelé positif n'ont pas été de la tarte. Surtout la fin qui se fait sur une grosse dune de cendre/sable. Il y avait un sentier qui y serpentait mais j'ai décidé d'aller direct en haut en traçant tout droit. Dans le sable, c'est deux pas en avant et un pas en arrière, mais c'est pas grave on s'accroche et on se dit que le calvaire est bientôt terminé.



Arrivé en haut: le spectacle s'offre à moi. Un grand et majestueux cratère avec un magnifique lac vert émeraude sublimé de reflets et d'une grande variété de teintes. La chose la plus belle que j'ai vu je crois jusque là dans le voyage. Je suis arrivé épuisé au sommet mais cette vue me rend beaucoup de forces. Au lieu de prendre comme j'avais prévu le sentier court qui passe sur le flan exterieur du volcan, je choisi de m'offrir 2-3h de rando et un repas à l'interieur du cratère pour mieux savourer et vivre ce volcan.
Après m'être trouvé une petite auberge très familiale, je retourne au cratère et assiste à un magnifique coucher de soleil.
La température chute et je cours vite au près du poêle à l'auberge.







En résumé une belle rando avec une touche d'aventure (pas de vraie carte pour 3 jours) et je ne regrette pas de m'être gardé pour la fin le volcan, ça a vraiment sublimé mon arrivé qui du coup s'est mérité (enfin plus mérité qu'une arrivée direct en bus).



Prochain post: La jungle en Équateur d'où je reviens à l'instant.

PS: Cliquez sur les photos pour avoir une meilleure qualité. Et pour une meilleure qualité, clic droit sur la photo: copier le lien de l'image. Puis coller le lien de l'image dans un nouvel onglet.

samedi 16 février 2013

5897m : I DID IT

Marc au Pérou, moi en Equateur.

Mon principal objectif du voyage dans ce pays: l'ascencion du volcan Cotopaxi, 5897m, un cône parfait.



Premier tour "booké", et me voici partit hier à son ascencion.

Hier montée au refuge, marche de 30-40min depuis le parking. Arrivé à 4800m. Donc oui j'ai approximativement dormi sur le Mont Blanc. (Approximativement car j'ai pas beaucoup dormi et en fait c'est pas le Mont Blanc...).

Montée dans l'aprem avec le groupe (6 personnes, ou plutôt 6 mecs) et les guides sur le début du glacier pour apprendre les rudiments de l'alpinisme: marche avec des crampons, passer les crevasses, différents usages du piolet, etc.

Repas en fin d'aprem et tout le monde au lit pour essayer de dormir avant le lever programé à minuit !

Donc levé à 00:35 pour moi (ben oui faut bien que je profite de ma mini-nuit, en tout j'aurai dormi environ 3h) et départ pour l'ascencion à 1:05.

Un des principaux problèmes pour l'ascencion est la météo imprévisible. Et là au départ on a le droit à un grand ciel étoilé et très peu de vent: le rêve. Reste à savoir si ça va rester comme ça pour les six heures d'ascencion.

1:20 de monté tous ensemble (6 clients + 3 guides) à un rythme lent, car à 5000m on saute pas de pierres en pierres, il n'y a pas beauoup d'oxygène et on est essouflé juste à parler. Dès la sortie du refuge on est dans la neige. Merci mes batons que je me suis offert en Patagonie, ils se revelent extrement pratiques sur cette partie.

Après cette mise en jambe, on arrive sur le glacier et donc on met les crampons. Je range les batons et sort le piolet. On forme trois groupes : deux clients pour un guide en cordé. On aura alors l'équipe des norvégiens, celle des américains et l'équipe française (Julien, un autre fou rencontré la veille dans le van).

Et là l'équipe fançaise part en tête, les autres équipes disparaissent derrière nous. On rattrape d'autre groupe partis avant nous. Bref, la Gloire. On va arriver les premiers au sommet ! Faut dire aussi qu'on est pas là pour acheter du terrain. Je me sens super bien, pas fatigué, pas de mal d'altitude (1 mois à 4000m en Bolivie ça forge un homme). Le paysage qu'on éclaire à la frontale est splendide. Le pied.




Et les choses se gatent vers 4:30, le ciel se couvre, la température tombe et le vent se lève, et pas qu'un peu. Les conditions deviennent dificiles d'autant plus que comme on est aux environs de 5650m, les efforts sont des plus en plus essouflants.

À une heure de l'arrivée on croise un groupe qui a fait demi-tour. D'après leur guide le risque d'avalanche est trop élevé. Du coup on attend les deux autres cordées de notre groupe, qu'on a bien distancé, pour prendre une décision. Une fois qu'ils nous ont rejoins les guides partent en exploration voir si le risque est avéré et si oui trouver une alternative.

Résultat des courses: Julien et moi attendons 30min dans la tempête glaciale. Dur.

Risque avéré, alternative trouvée, mais pas de trace. Un guide part faire la trace et là Julien et moi nous nous retrouvons en queu de peloton par je ne sais quel truchement. Du coup le temps de faire la trace et que tout le monde monte, on attendra un coup de plus 30-45min. Je gèle, bien que je sois bien équipé.

Après ces péripécies statiques, nous voilà repartit pour le sommet. Ca nous demandera 1h-1h30. On est au plus haut, chaque pas est un acomplissement en soit et en plus c'est là que c'est le plus raide. On passe deux murs de plusieurs dizaines de mètres.



Après moult émotions, plantage de piolets et coups de crampons nous voilà arrivés au sommet à 7:45 (au lieu de 6:10 comme prévu selon notre rythme initiale) ! Grandiose (la performance pas le paysage car c'est toujours extrement nuageux et venteux) ! On ne verra même pas le cratère alors qu'on est sur le bord.

Bref il fait tellement froid et on voit tellement rien qu'on redescent après être resté environ 2 min et 18 secondes à 5897m.

La montée a été dure, mais la descente sera étonnement pire. Le fait d'avoir geler sur place pendant une heure et avoir fait l'ascencion a brulé toute mon énergie. De plus j'ai plus de genoux. J'ai beau ranger le piolet et sortir les bâtons, les bâtons dans 50cm de neige ne sont pas très utiles. Bref une descente terrible de 3:20. Sur la fin je me fais même une descente d'environ 200m-300m sur fesses en mode luge tellement j'en peux plus.

Arrivée au refuge à 11:05. 10h de marche entre le Mont Blanc et 1000m au dessus. Je l'ai fait ! Mais j'en ai chié des ronds de chapeaux !

PS: pour une fois les images ne sont pas les miennes, juste illustration.

vendredi 15 février 2013

A table!!!

Au Pérou on mange bien, la cuisine péruvienne est réputée.

Ici un des plats typique c'est le cuy (prononcé coui**e). Les anglophones appellent ça guinea pig. Nous c'est plutôt cochon d'Inde ;-)


mercredi 13 février 2013

Mais oú est Pedrolito ??!

Et bien lui aussi visite le Macchu Picchu et prend du bon temps ;-)



Quelques jours a Cusco

Voilá, après 3 mois passés ensemble Thibault et moi nous sommes séparés du côté de (chez Swan...) Puno au Pérou au bord du lac Titicaca. Me voici donc à Cusco, ancienne capitale de l'immense royaume des Incas. Si vous aimez les gros cailloux et les histoires un peu mystiques c´est ici qu'il faut venir.
J´ai donc pu profiter de la ville pendant quelques jours et visiter quelques ruines aux abords de la ville notamment une des plus célèbres: Sacsayhuaman (sexy woman pour les intimes). Mais Cusco c´est également le point de départ pour visiter le Macchu Picchu ;-)
Comme on est pas lá pour acheter du terrain comme certains pourraient dire c'est en faisant 3 jours de trek á travers la jungle que je decide d'aller visiter cette mystérieuse cité. Me voici parti avec 3 autres aventuriers, deux australiens et un anglais.
Le premier jour c'est donc 65km de descente en vélo (et ouais encore du vélo), une aprés midi de rando pour s'enfoncer un peu plus dans la jungle pour enfin dormir en plein milieu de la jungle dans une communauté Quechua. Depaysemment garanti, de superbes rencontres et puis de bons éclats de rire avec la douche froide... euh non gelée!

Le deuxième jour ce sont 7h de marche qui nous attendent en empruntant parfois quelques troncons des célèbres chemins Incas. Pour ceux qui ne voient pas forcément à quoi ressemble ces chemins ce sont prés de 45 000 km de sentiers qui vont de l'actuel Equateur au Nord du Chili en passant par la Bolivie et le Perou. En général ces chemins sont à flan de montagnes, font 30 cm de large et avec environ 200 à 300 mètres de prècipice. C'est assez impressionnant surtout quand il y a des glissements de terrain qui nous oblige a rebrousser chemin. Au total 10h de marche au lieu de 7 mais avec à la fin un moment de détente dans des sources chaudes à 31 degrès.
Le troisième jour pour bien demarrer la journèe une petite scéance de haute voltige: la tirolienne ou zip line (si quelqu'un à une vrai traduction a proposer...). Ce sont 6 câbles qui traversent la vallèe à environ 100 mètres de haut et qui peuvent faire jusqu'à 600m pour les plus longs. C'est donc en essayant diverses positions comme le Singe (tête en bas) ou le Condor (on a vraiment l'impression de voler) que nous avons traverser cette vallèe. L'aprés midi, 3 heures de rando sous la pluie pour rejoindre la ville d'Aguas Calientes, point de départ pour la visite du Macchu Picchu.
Quatrième jour aprés une bonne nuit de sommeil et un rèveil à 4H du mat' nous commencons notre acenscion vers le Macchu Picchu. Après 1800 marches et 40 minutes d'effort nous voilà aux portes de l'une des villes les plus fascinantes du monde. Nous sommes les premiers sur le site et le brouillard est encore prèsent. Mais après quelques minutes d'attente le temps se dècouvre et laisse également apparaitre cette mystèrieuse cité. Nous profiterons de cet endroit magique pendant presque 8h en faisant egalement l'ascenscion du Huayna Picchu.
Après 5H d'attente pour le train (oui il y a un train on est pas obligè de traverser la jungle à pieds) pour cause de glissement de terrain et d'éboulements (Welcome to Peru!!!) nous sommes rentrés à Cusco vers 3H du matin, prêts pour une bonne nuit de sommeil!
Prochaine ètape Arequipa, ses innodations, ses tremblements de terre et son fameux Cañon del Colca.


mardi 5 février 2013

C'est pas truqué !

Il semblerait que vous êtes plusieurs à croire que certaines photos sont truqués. C'est FAUX. Tout sort brute de décoffrage de l'appareil photo. Il n'y a même pas de simple recadrage. Et quand bien même on voudrait les retoucher, les pc mis à notre disposition sur notre chemin ne le permetteraient pas. Bon visionage à tous.

samedi 2 février 2013

La sécurité routière made in Bolivie

Ici pas besoin de ceinture de sécurité ou de contrôle technique, une bénédiction de la voiture suffit a protéger tous ses passagers des dangers de la route.

Monsieur le curé bénit le moteur, et a peu près tout l'habitacle, une petite photo avec la famille, un petit billet et hop! On the road again !

PS : il y aura des photos quand on aura du débit

vendredi 1 février 2013

Comment avoir une douche chaude en Bolivie ?

Suffit de brancher le 220 sur le pommeau ! Et roule ma poule !

A chaque fois que je vais prendre ma douche j'ai une pensée fugace pour Cloclo.

Article écrit en prenant le ptit dej depuis une terrasse au bord du lac Titicaca :-)

PS: photo illustrative impossible à uploader. Revenez voir l'article dans quelques jours pour l'image.

Encore des photos

Des photos viennent d'être ajoutees ici!!!

lundi 28 janvier 2013

La route de la mort

Papa, maman pas la peine de lire cet article ;-)

Cette fois ci on a décidé de monter un peu plus le niveau quant à nos activités en plein air et notamment en vélo. Nous voilà donc parti sur la route de la mort ou death road pour les anglophones ou encore camino de la muerte pour ceux qui comme nous parlent parfaitement espagnol.

Pour la petite légende il paraîtrait que si a chaque mort qu'il y avait eu sur cette route on avait planté une croix on aurait pu faire une barrière de sécurité. Le fait est qu'il n'y a pas de barrière de sécurité...

On decolle a 7h du matin. On s'équipe avec casque integral, genouillère et coudière et nous voilà sur nos fidèles destriers. C'est parti pour 65km de descente et plus de 3500m (depart 4700m, arrivée 1100m)de dénivelé ! Pedrolito nous suit bien évidemment mais il restera dans la camionnette qui emprunte le même chemin que nous ce qui est sûrement plus dangereux pour lui.

Première parti de la route on est sur de l'asphalte pendant a peu près 45min le temps de prendre un peu nos marques et de profiter de la vue. Ensuite c'est la que ça commence vraiment. Un chemin en terre et cailloux, 3 m de large et un précipice de 600m. Faut pas tomber!
On enchaîne quelques passages sous des cascades tout ça dans un décor absolument sublime et avec la végétation qui change au fure et à mesure de l'altitude. Tout ça sous un soleil magnifique (ce qui n'etait pas gagné pendant la saison de pluies).

On se fait la descente très rapidement, beaucoup plus rapidement que ce qui est prévu par l'agence. On fini vers 11h45 (certains groupes finissent a 16h) et après ce bon shoot d'adrénaline c'est un bon repas et la piscine qui nous attendent.

Pour rentrer ensuite c'est 3h de camionnette pour rentrer sur La Paz.






samedi 26 janvier 2013

Bolivie: Dépaysement assuré !

La Bolivie est pleine de surprises, on vit à 4000m d'altitude, les femmes sont toutes en costume traditionnel avec des chapeaux sur la tête, ça parle quechua, ils roulent comme des fous sur la route, l'eau chaude sous la douche est un luxe, on mange à midi pour ~1€ etc etc

Mais surtout à l'auberge le samedi matin, on regarde à la tv Toulouse-Biaritz !

On parle de nous !

Ludo, notre compagnon de galère pour passer la frontière entre Jujuy et San Pedro de Atacama, puis compagnon d'aventures à San Pedro, parle de nous sur son blog.

Voilà sa vision de nos quelques jours de voyages ensemble:

http://lievainplastiktour.over-blog.com/article-apprendre-a-nager-par-2-c-114739274.html

http://lievainplastiktour.over-blog.com/article-apprendre-qu-il-n-y-a-plus-de-place-dans-le-bus-114648034.html

vendredi 25 janvier 2013

La Montagne qui mange des hommes

La semaine dernière nous étions à Potosí, ville minière bâtie à 4000m d'altitude à flanc de montagne.

Montagne qui à l'époque des colons espagnoles était couverte d'argent. Il n'y avait qu'à se baisser pour le ramasser. Ni une ni deux les espagnoles ont bâtie une ville à ses pieds et ont exploité la montagne, rapidement est venu le besoin de la miner.

Depuis donc le XVIIeme la montagne de Potosí est une immense mine, d'où divers minéraux ont été extraits.

Aujourd'hui la mine est toujours en exploitation et ce dans des conditions qui ont peu changées depuis ses débuts.

Je suis allé visiter la mine, le slogan pourrait être : "Vous avez aimé Germinal ? Venez le vivre en vrai !"
Les mineurs travaillent sans aucune sécurité (même pas de chaussure de sécurité) dans une fournaise poussiéreuse et ce à 4000m d'altitude.

À noter qu'à cette altitude le manque d'air est telle qu'on est essoufflé rien qu'à se retourner dans son lit.

Et donc les mineurs piochent et poussent des charriots de plus d'une tonne au milieu de ces galerie ténébreuses...

On avait rapidement les yeux et la gorge irrités dans la mine. Pour nous dilater les bronches on nous a fourré à tous une cinquantaine de feuille de coca dans le fond de la bouche. Tous les mineurs prennent de la coca et ceci leur fait perdre rapidement leurs dents. Mais bon vu qu'ils meurent entre 35 et 45 ans, ça leur manque moins longtemps...

Depuis le début de l'exploitation de la montagne on estime à 8 millions le nombre de personnes décédés dans la mine (éboulis, coup de grisou, asphyxie au monoxyde de carbonne, explosifs, etc), d'où son surnom: "La Montagne qui mange les hommes."

La mine étant dans une ambiance infernale, les mineurs vénèrent le diable sous le pseudo de "Tío", et ce afin qu'Il ne les mange pas. On retrouve dans chaque galerie une statue du Tío les mains pleines d'offrandes (feuilles de coca, alcool, cotillons, etc).

Lors de la visite on passe par des galeries "sûres". Cependant le tour a été légèrement écourté car un éboulis s'est produit la veille, ce qui condamne la galerie pour près d'une semaine, le temps de nettoyer...

jeudi 17 janvier 2013

Le suisse c'est vraiment pratique !

Besoin de :
Réparer un appareil photo ? Se couper les cheveux ? S'aménager un bivouaque ? Se tailler la moustache ? Ouvrir une bonne bouteille ? Ouvrir une bonne bière ? Ouvrir des ouvertures faciles pas faciles ? Manger de la conserve ? Percer une bouteille impossible à ouvrir ? Préparer des sandwichs ? Avoir la classe en sortant son couteau ?

Une unique solution à tous ces problèmes : le couteau suisse.

De Uyuni à Tupiza ou Potosí ou Tupiza ou finalement Potosí

Réveil matinale vers 6h30 a Uyuni pour aller prendre le bus direction Tupiza vers le sud. Arrivée à la boutique on nous apprend que le bus ne partira qu'à 9h car la route qui va jusqu'à Tupiza est une route en terre et comme il a plu toute la nuit la route est pour le moment impraticable. On décide alors de prendre un billet de bus pour Potosí où la route est bitumée et d'où il sera plus facile de rejoindre Tupiza.

En attendant le bus pour Potosí on rencontre 2 français et qui nous proposent de prendre un 4x4 pour aller a Tupiza. Apparemment ça se fait bien.
C'est parti pour chercher un 4x4 qui veut bien nous emmener là bas. Après 4h de recherches et de discussions on apprend que c'est dangereux et que personne ne veut y aller même pour 200$…
Forcément entre temps le bus pour Potosí est parti...

Après une matinée façon "Pekin express" dans le froid et sous la pluie c'est donc finalement en microbus partagés avec 8 boliviens que nous nous rendons à.... Potosí, ville minière où la mine d'argent est toujours en exploitation.

Entrée en Bolivie par le Salar d'Uyuni

Le 12 janvier départ pour 3 jours de 4x4 en direction du Salar d'Uyuni en Bolivie.
Comme d'habitude on est à l'arrache et on ne se réveille pas a l'heure prévu ce qui fait qu'on loupe la navette qui doit nous emmener jusqu'à la frontière bolivienne et doit revenir nous chercher 30 min plus tard. On se fait déjà des amis...

Après 5h de bus sur des routes en terre nous arrivons à la frontière. Là on embarque dans le 4x4 avec un français, une canadienne et son copain argentin qui vit a Montréal (ça donne un accent québécois latino très sympa).

Nous voilà parti!

Premier jour il faut déjà adapter le circuit en fonction de la météo. Ici c'est la saison des pluies et certains endroits ne sont pas accessibles même en 4x4.
Pendant 2 jours on a traversé des paysages désertiques avec montagnes, volcans tout ça a environ 4000m sur l'Altiplano. On s'est arrêté pour prendre des photos de flamands roses, de rochers posés au milieu de nul part et sculptés par l'érosion ainsi que de champs de geysers. On se paye même le luxe de monter a 4807 m tranquillement histoire de prendre une photo.

Le troisième jour arrivée au Salar d'Uyuni. Une immense étendu de sel de la taille d'un département français. Comme c'est la saison des pluies celui-ci est recouvert d'une pellicule d'eau à certains endroits ce qui donne un effet miroir. Impossible de voir l'horizon, effet d'optique garanti!
C'est l'occasion de prendre plein de photos dites "à la con" ;-)

Vers 14h arrivé dans la ville d'Uyuni qui n'a absolument aucun charme et dont les rues sont jonchées de poubelles.
On se trouve un hôtel où il n'y a pas moyen d'avoir de l'eau donc ce sera râpé pour la douche une fois de plus...






vendredi 11 janvier 2013

Partira ou partira pas à San Pedro ?

Telle a été la question qu'on s'est posé pendant trois jours à Jujuy, ville sans aucun intérêt perdue au fin fond de l'Argentine, coincée entre le Chili et la Bolivie.

Alors bien entendu si on est arrivé dans cette ville c'est qu'il y a bien un attrait, mais l'attrait se situe dans sa région et non dans la ville elle même.

En fait il y a à quelques kilomètres de Jujuy la "Quebrada de Humauaca" qui est une immense vallée partant de 1500m d'altitude et montant dans les hauts plateaux boliviens (4000m).

L'intérêt de cette vallée est la couleur des montagnes. Il n'y a pas une couleur mais une multitude. Globalement ocre passant allègrement au vert, au blanc, au noir, au rose et à toutes les nuances de rouges.

Il y a d'ailleurs à Purmamarca "la montagne aux sept couleurs".



Bon soit, on nous dit c'est beau, on y va. On part se balader en bus et à pieds pendant deux jours dans la vallée, notamment à Tilcara pour voir un site archéologique précolombien au milieu des cactus et à Pumamarca.

Prochaine destination: retour au Chili à San Pedro de Atacama et on quitte définitivement l'Argentine.

Comme à notre habitude on part booker notre bus la veille pour le lendemain/surlendemain. Mais chose qu'on n'avait pas pris en compte c'est que les argentins et chiliens sont en vacances d'été et tous les bus sont complets pour les cinq jours à venir ! Avant on était dans des bus à moitié vides et là d'un coup, pour cause de vacances scolaires on se retrouve bloqués à Jujuy ville sans charme.

Le vendeur de billet nous dit qu'il peut ptêtre nous faire rentrer clandestinement dans un bus, pour ça il faut qu'on vienne le matin tôt tenter notre chance.

Du coup dès le lendemain nous voilà sur le pied de guerre pour essayer de choper deux places dans un bus. Miracle ! Il y a deux places de libres ! Comble de malchance ! Deux argentins sont dans le même cas que nous et bien sûr tchatchent plus le chauffeur et le vendeur que nous et piquent "nos" places ! On se retrouve sur le carreau...

Le lendemain on y retourne, mais cette fois il n'y a pas de place à négocier. On décide alors de faire du stop. On fait un beau carton, on sort notre plus beau sourire et Pedrolito et c'est partit ! On sait que c'est mission impossible car on demande un long trajet et un passage de frontière. Résultat: 5h à attendre sous le canyard (mais on s'est quand même posé devant la montagne au sept couleurs, autant faire ce peu).

On s'autorise une dernière tentative pour le bus du matin encore un coup sinon on trace direct en Bolivie et on oublie le Chili. Mais cette fois on arrive à trois au bus, car un autre français à l'auberge est dans la même galère que nous. Et là le malheur des uns fait le bonheur des autres: une famille de trois personnes se fait refouler a l'entrée du bus car apparemment ils avaient des problèmes avec leurs passeports. On a donc nos trois places ! On paye un gros bakchiche et on monte ! À nous le désert d'Atacama !

Au final on ne sait pas si le chauffeur a pas fait un peu de zèle au contrôle à l'entrée du bus et a viré la famille pour se mettre nos pesos dans sa poche...

Toujours est-il qu'on est depuis quelques jours dans le désert en train de se prendre des coups de soleil malgré les tartines de crème solaire indice 50 et nos chapeaux :-)





jeudi 10 janvier 2013

Dakar

On est a San Pedro de Atacama et le Dakar passe ici le 11 janvier.

Vous pourrez regarder le resumé de Gérard le 12 pour voir où on est.

On a d'ailleurs fait en vélo une partie de la route du Dakar hier !

jeudi 3 janvier 2013

Pedrolito chez John Ford

On s'est fait une viré en vélo aujourd'hui avec Pedrolito, à Cafayate dans la province de Salta, au Nord-Ouest du pays.

Au programme 50 km de descente sous un soleil de plomb au milieu d'un fabuleux paysage ocre sculpté par l'érosion au fil des millénaires.

On a aujourd'hui profité du plus fantastique paysage de notre voyage (Trek sur Volcan de Villarica ex æquo).

On a attendu les chevauchés d'indiens et la cavalerie des confédérés, mais ils n'étaient pas là aujourd'hui. Une autre fois...

mardi 1 janvier 2013

¡Feliz año nuevo!

Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2013 !

On a passé le réveillon à Salta, Nord-Ouest argentin, en auberge.
Réveillon très cosmopolite: uruguayens, argentins, allemands, australiens, suisses et bien d'autres.