lundi 28 janvier 2013

La route de la mort

Papa, maman pas la peine de lire cet article ;-)

Cette fois ci on a décidé de monter un peu plus le niveau quant à nos activités en plein air et notamment en vélo. Nous voilà donc parti sur la route de la mort ou death road pour les anglophones ou encore camino de la muerte pour ceux qui comme nous parlent parfaitement espagnol.

Pour la petite légende il paraîtrait que si a chaque mort qu'il y avait eu sur cette route on avait planté une croix on aurait pu faire une barrière de sécurité. Le fait est qu'il n'y a pas de barrière de sécurité...

On decolle a 7h du matin. On s'équipe avec casque integral, genouillère et coudière et nous voilà sur nos fidèles destriers. C'est parti pour 65km de descente et plus de 3500m (depart 4700m, arrivée 1100m)de dénivelé ! Pedrolito nous suit bien évidemment mais il restera dans la camionnette qui emprunte le même chemin que nous ce qui est sûrement plus dangereux pour lui.

Première parti de la route on est sur de l'asphalte pendant a peu près 45min le temps de prendre un peu nos marques et de profiter de la vue. Ensuite c'est la que ça commence vraiment. Un chemin en terre et cailloux, 3 m de large et un précipice de 600m. Faut pas tomber!
On enchaîne quelques passages sous des cascades tout ça dans un décor absolument sublime et avec la végétation qui change au fure et à mesure de l'altitude. Tout ça sous un soleil magnifique (ce qui n'etait pas gagné pendant la saison de pluies).

On se fait la descente très rapidement, beaucoup plus rapidement que ce qui est prévu par l'agence. On fini vers 11h45 (certains groupes finissent a 16h) et après ce bon shoot d'adrénaline c'est un bon repas et la piscine qui nous attendent.

Pour rentrer ensuite c'est 3h de camionnette pour rentrer sur La Paz.






samedi 26 janvier 2013

Bolivie: Dépaysement assuré !

La Bolivie est pleine de surprises, on vit à 4000m d'altitude, les femmes sont toutes en costume traditionnel avec des chapeaux sur la tête, ça parle quechua, ils roulent comme des fous sur la route, l'eau chaude sous la douche est un luxe, on mange à midi pour ~1€ etc etc

Mais surtout à l'auberge le samedi matin, on regarde à la tv Toulouse-Biaritz !

On parle de nous !

Ludo, notre compagnon de galère pour passer la frontière entre Jujuy et San Pedro de Atacama, puis compagnon d'aventures à San Pedro, parle de nous sur son blog.

Voilà sa vision de nos quelques jours de voyages ensemble:

http://lievainplastiktour.over-blog.com/article-apprendre-a-nager-par-2-c-114739274.html

http://lievainplastiktour.over-blog.com/article-apprendre-qu-il-n-y-a-plus-de-place-dans-le-bus-114648034.html

vendredi 25 janvier 2013

La Montagne qui mange des hommes

La semaine dernière nous étions à Potosí, ville minière bâtie à 4000m d'altitude à flanc de montagne.

Montagne qui à l'époque des colons espagnoles était couverte d'argent. Il n'y avait qu'à se baisser pour le ramasser. Ni une ni deux les espagnoles ont bâtie une ville à ses pieds et ont exploité la montagne, rapidement est venu le besoin de la miner.

Depuis donc le XVIIeme la montagne de Potosí est une immense mine, d'où divers minéraux ont été extraits.

Aujourd'hui la mine est toujours en exploitation et ce dans des conditions qui ont peu changées depuis ses débuts.

Je suis allé visiter la mine, le slogan pourrait être : "Vous avez aimé Germinal ? Venez le vivre en vrai !"
Les mineurs travaillent sans aucune sécurité (même pas de chaussure de sécurité) dans une fournaise poussiéreuse et ce à 4000m d'altitude.

À noter qu'à cette altitude le manque d'air est telle qu'on est essoufflé rien qu'à se retourner dans son lit.

Et donc les mineurs piochent et poussent des charriots de plus d'une tonne au milieu de ces galerie ténébreuses...

On avait rapidement les yeux et la gorge irrités dans la mine. Pour nous dilater les bronches on nous a fourré à tous une cinquantaine de feuille de coca dans le fond de la bouche. Tous les mineurs prennent de la coca et ceci leur fait perdre rapidement leurs dents. Mais bon vu qu'ils meurent entre 35 et 45 ans, ça leur manque moins longtemps...

Depuis le début de l'exploitation de la montagne on estime à 8 millions le nombre de personnes décédés dans la mine (éboulis, coup de grisou, asphyxie au monoxyde de carbonne, explosifs, etc), d'où son surnom: "La Montagne qui mange les hommes."

La mine étant dans une ambiance infernale, les mineurs vénèrent le diable sous le pseudo de "Tío", et ce afin qu'Il ne les mange pas. On retrouve dans chaque galerie une statue du Tío les mains pleines d'offrandes (feuilles de coca, alcool, cotillons, etc).

Lors de la visite on passe par des galeries "sûres". Cependant le tour a été légèrement écourté car un éboulis s'est produit la veille, ce qui condamne la galerie pour près d'une semaine, le temps de nettoyer...

jeudi 17 janvier 2013

Le suisse c'est vraiment pratique !

Besoin de :
Réparer un appareil photo ? Se couper les cheveux ? S'aménager un bivouaque ? Se tailler la moustache ? Ouvrir une bonne bouteille ? Ouvrir une bonne bière ? Ouvrir des ouvertures faciles pas faciles ? Manger de la conserve ? Percer une bouteille impossible à ouvrir ? Préparer des sandwichs ? Avoir la classe en sortant son couteau ?

Une unique solution à tous ces problèmes : le couteau suisse.

De Uyuni à Tupiza ou Potosí ou Tupiza ou finalement Potosí

Réveil matinale vers 6h30 a Uyuni pour aller prendre le bus direction Tupiza vers le sud. Arrivée à la boutique on nous apprend que le bus ne partira qu'à 9h car la route qui va jusqu'à Tupiza est une route en terre et comme il a plu toute la nuit la route est pour le moment impraticable. On décide alors de prendre un billet de bus pour Potosí où la route est bitumée et d'où il sera plus facile de rejoindre Tupiza.

En attendant le bus pour Potosí on rencontre 2 français et qui nous proposent de prendre un 4x4 pour aller a Tupiza. Apparemment ça se fait bien.
C'est parti pour chercher un 4x4 qui veut bien nous emmener là bas. Après 4h de recherches et de discussions on apprend que c'est dangereux et que personne ne veut y aller même pour 200$…
Forcément entre temps le bus pour Potosí est parti...

Après une matinée façon "Pekin express" dans le froid et sous la pluie c'est donc finalement en microbus partagés avec 8 boliviens que nous nous rendons à.... Potosí, ville minière où la mine d'argent est toujours en exploitation.

Entrée en Bolivie par le Salar d'Uyuni

Le 12 janvier départ pour 3 jours de 4x4 en direction du Salar d'Uyuni en Bolivie.
Comme d'habitude on est à l'arrache et on ne se réveille pas a l'heure prévu ce qui fait qu'on loupe la navette qui doit nous emmener jusqu'à la frontière bolivienne et doit revenir nous chercher 30 min plus tard. On se fait déjà des amis...

Après 5h de bus sur des routes en terre nous arrivons à la frontière. Là on embarque dans le 4x4 avec un français, une canadienne et son copain argentin qui vit a Montréal (ça donne un accent québécois latino très sympa).

Nous voilà parti!

Premier jour il faut déjà adapter le circuit en fonction de la météo. Ici c'est la saison des pluies et certains endroits ne sont pas accessibles même en 4x4.
Pendant 2 jours on a traversé des paysages désertiques avec montagnes, volcans tout ça a environ 4000m sur l'Altiplano. On s'est arrêté pour prendre des photos de flamands roses, de rochers posés au milieu de nul part et sculptés par l'érosion ainsi que de champs de geysers. On se paye même le luxe de monter a 4807 m tranquillement histoire de prendre une photo.

Le troisième jour arrivée au Salar d'Uyuni. Une immense étendu de sel de la taille d'un département français. Comme c'est la saison des pluies celui-ci est recouvert d'une pellicule d'eau à certains endroits ce qui donne un effet miroir. Impossible de voir l'horizon, effet d'optique garanti!
C'est l'occasion de prendre plein de photos dites "à la con" ;-)

Vers 14h arrivé dans la ville d'Uyuni qui n'a absolument aucun charme et dont les rues sont jonchées de poubelles.
On se trouve un hôtel où il n'y a pas moyen d'avoir de l'eau donc ce sera râpé pour la douche une fois de plus...






vendredi 11 janvier 2013

Partira ou partira pas à San Pedro ?

Telle a été la question qu'on s'est posé pendant trois jours à Jujuy, ville sans aucun intérêt perdue au fin fond de l'Argentine, coincée entre le Chili et la Bolivie.

Alors bien entendu si on est arrivé dans cette ville c'est qu'il y a bien un attrait, mais l'attrait se situe dans sa région et non dans la ville elle même.

En fait il y a à quelques kilomètres de Jujuy la "Quebrada de Humauaca" qui est une immense vallée partant de 1500m d'altitude et montant dans les hauts plateaux boliviens (4000m).

L'intérêt de cette vallée est la couleur des montagnes. Il n'y a pas une couleur mais une multitude. Globalement ocre passant allègrement au vert, au blanc, au noir, au rose et à toutes les nuances de rouges.

Il y a d'ailleurs à Purmamarca "la montagne aux sept couleurs".



Bon soit, on nous dit c'est beau, on y va. On part se balader en bus et à pieds pendant deux jours dans la vallée, notamment à Tilcara pour voir un site archéologique précolombien au milieu des cactus et à Pumamarca.

Prochaine destination: retour au Chili à San Pedro de Atacama et on quitte définitivement l'Argentine.

Comme à notre habitude on part booker notre bus la veille pour le lendemain/surlendemain. Mais chose qu'on n'avait pas pris en compte c'est que les argentins et chiliens sont en vacances d'été et tous les bus sont complets pour les cinq jours à venir ! Avant on était dans des bus à moitié vides et là d'un coup, pour cause de vacances scolaires on se retrouve bloqués à Jujuy ville sans charme.

Le vendeur de billet nous dit qu'il peut ptêtre nous faire rentrer clandestinement dans un bus, pour ça il faut qu'on vienne le matin tôt tenter notre chance.

Du coup dès le lendemain nous voilà sur le pied de guerre pour essayer de choper deux places dans un bus. Miracle ! Il y a deux places de libres ! Comble de malchance ! Deux argentins sont dans le même cas que nous et bien sûr tchatchent plus le chauffeur et le vendeur que nous et piquent "nos" places ! On se retrouve sur le carreau...

Le lendemain on y retourne, mais cette fois il n'y a pas de place à négocier. On décide alors de faire du stop. On fait un beau carton, on sort notre plus beau sourire et Pedrolito et c'est partit ! On sait que c'est mission impossible car on demande un long trajet et un passage de frontière. Résultat: 5h à attendre sous le canyard (mais on s'est quand même posé devant la montagne au sept couleurs, autant faire ce peu).

On s'autorise une dernière tentative pour le bus du matin encore un coup sinon on trace direct en Bolivie et on oublie le Chili. Mais cette fois on arrive à trois au bus, car un autre français à l'auberge est dans la même galère que nous. Et là le malheur des uns fait le bonheur des autres: une famille de trois personnes se fait refouler a l'entrée du bus car apparemment ils avaient des problèmes avec leurs passeports. On a donc nos trois places ! On paye un gros bakchiche et on monte ! À nous le désert d'Atacama !

Au final on ne sait pas si le chauffeur a pas fait un peu de zèle au contrôle à l'entrée du bus et a viré la famille pour se mettre nos pesos dans sa poche...

Toujours est-il qu'on est depuis quelques jours dans le désert en train de se prendre des coups de soleil malgré les tartines de crème solaire indice 50 et nos chapeaux :-)





jeudi 10 janvier 2013

Dakar

On est a San Pedro de Atacama et le Dakar passe ici le 11 janvier.

Vous pourrez regarder le resumé de Gérard le 12 pour voir où on est.

On a d'ailleurs fait en vélo une partie de la route du Dakar hier !

jeudi 3 janvier 2013

Pedrolito chez John Ford

On s'est fait une viré en vélo aujourd'hui avec Pedrolito, à Cafayate dans la province de Salta, au Nord-Ouest du pays.

Au programme 50 km de descente sous un soleil de plomb au milieu d'un fabuleux paysage ocre sculpté par l'érosion au fil des millénaires.

On a aujourd'hui profité du plus fantastique paysage de notre voyage (Trek sur Volcan de Villarica ex æquo).

On a attendu les chevauchés d'indiens et la cavalerie des confédérés, mais ils n'étaient pas là aujourd'hui. Une autre fois...

mardi 1 janvier 2013

¡Feliz año nuevo!

Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2013 !

On a passé le réveillon à Salta, Nord-Ouest argentin, en auberge.
Réveillon très cosmopolite: uruguayens, argentins, allemands, australiens, suisses et bien d'autres.