jeudi 21 mars 2013

Gastronomie Péruvienne

La gastronomie péruvienne est extremement réputée. À lire quelques guides on en bave très vite à l'idée de déguster cette cuisine originale.
On nous promet entre autre:
  • le fameux cuy que Marc nous a déjà présenté (cochon d'inde rôti)
  • le ceviche, poisson et fruits de mer cuits au jus de citron, également spécialité de la côte équatorienne
  • le lechon, cochon de lait rôti
  • le rocoto relleno, poivron légèrement piquant farcie
  • les anticuchos, brochettes de coeurs de boeufs
  • les papas a la huacaina, tranches de pommes de terres bouillies et napées d'une sauce crèmeuse et légerement épicée
  • j'en passe et des meilleurs

Mais en fait tout ça c'est bien beau et bien bon mais si on ne veut pas manger dans des restos à touristes tous les jours, si on veut manger vraiment local dans des restos locaux avec des locaux, vous aurez surtout le droit, car pas le choix, au fameux: Pollo con Arroz (Poulet au riz). Le poulet servi est bien entendu du poulet de batterie sans aucun goût ni os. Le riz quand à lui est blanc, sans beurre, sans sauce et sans sel.
On est un peu loin de l'orgasme gastronomique surtout qund on mange ça tous les midis et certains soirs.

Ceci dit pour 2€-2,5€ on a quand même le droit à une bonne soupe en entrée, avec de la chance au quinoa, au pollo con arroz en plat principal et un jus frais. De l'autre côté de la rue, dans le resto touristique le ceviche à la carte est plutôt aux alentours de 7-10€.

Il s'en va alors de trouver un bon compromis entre les plaisirs de la bouche, la découverte de la culture locale et sa capacité financière.

Début du troisième voyage dans le voyage

Après avoir voyagé 3 mois avec Marc puis un mois seul en Équateur, voici le troisième voyage qui a démarré: les trois dernières semaines avec Vincent au Pérou. Au menu à peu près les mêmes sites où Marc a trainé ses guêtres: le sud du Pérou. Lima, Nasca, Arequipa, Cañon del Colca, (un retour au lac Titicaca), Cusco et le Macchu Picchu. Retour donc au voyage à deux avent le retour du voyage.

dimanche 17 mars 2013

El Camino del Inca

La randonnée du Camino del Inca en Equateur est censée etre un des hot spots de trek du pays.

La rando se fait normalement en 3 jours en compagnie d'un guide. L'objectif de ces trois jours est d'atteindre le plus important site précolombien d'Equateur: Ingapirca.

Pour moi il était hors de question de prendre un guide pour marcher 3 jours, j'avais juste besoin d'une carte. Or il est extrêmement difficile d'obtenir des cartes topo en Equateur, mais bon je savais que je trouverai une solution.

Après la jungle je propose à Daniel de partir avec moi pour la rando. Il accepte mais à une condition: il veut le faire en 2 jours en non en 3. Au passage il nous trouve une carte sur son ipod touch, seulement pour y avoir accès en off-line il faut acheter l'app. On decide alors de se la jouer cheap et de faire 20 screenshots de la carte pour avoir le trajet dans sa totalité.

Nous voilà donc partis pour 40km dans la montagne équatorienne sans guide, sans carte papier et une vingtaine de screenshots sur un écran de 4pouces. La carte bien sur n'affiche que les lignes de niveaux, pas de reseaux d'eau, pas de sentiers, pas de reseaux routier, pas de cabanes, etc.

Bref nous voilà partit avec cette "carte" et ma boussole.

On campe dans la cour de récré d'une école la veille au départ du sentier de la rando. Le lendemain levé avec le soleil et l'arrivée des collegiens. Nous sommes un peu l'attraction de la matinée.

Ensuite grosse journée de rando. Durant la première heure on se perd deux ou trois fois, jusqu'à ce que je prenne les choses vraiment en mains. À partir de là on ne se perdera plus jamais. Et pourtant le sentier n'est pas facile: il disparait sans cesse et la combinaison carte + boussole font leur travail. Au final je retrouve toujours le sentier.

Apres avoir remonter toute une vallée dans les alpages pendant cinq heures nous passons le col à 4200m puis nous faisont une heure marche sur une large crête à 4400m. Depuis ce sommet la vue est superbe surtout que le soleil commence à bien baisser ce qui donne des contrastes et des couleurs magnifiques sur les flancs de montagnes environnantes.
À cette altitude en Equateur on trouve encore un peu d'herbe mais c'est très caillouteux.

On descend la montagne et on bivouaque avec les vaches sur de l'herbe bien grasse à 3900m en se faisant un petit feu de camp avec les restes d'un abri ecroulé.

Le lendemain on attaque une journée de marche avec beaucoup moins de denivelé et donc ca va vite. Ceci dit on passe presque toute la journée à marcher dans des marécages. Vers 10h on passe des ruines précolombiennes sans grands interets (Peradones). Puis sur les coups des 15:30 nous arrivons au site d'Ingapirca. Site où vivaient la civilisation Cañari avant qu'ils se fassent conquérir par les incas puis cents ans plus tard par les espagnols.

Le site n'est pas très grand mais la tour construite par les Incas est tout de même admirable.

Objectif de Daniel realisé encore mieux que dans ses rêves 1,5 au lieu de 3 jours ! Il m'offrira un coca pour me remercier de mes talents de guide :)

La rando était belle mais pas sensationelle. Je pense que le fait d'avoir déjà passé trois jours à marcher dans la montagne vers Quilotoa y être pour quelque chose. En effet les montagnes dans ce coin là sont assez semblables. Mais là c'était bien plus sauvage. J'ai d'ailleurs été plus que surpris de constater que le sentier disparaissait régulierement alors que c'est censé être une rando très courue. Le tourisme en Equateur, surtout niveau trek, est donc peu développé. Au final je suis bien content d'être arrivé a Ingapirca après cette longue marche et je remercie Daniel de m'avoir poussé à la faire en deux jours car ça suffit amplement pour profiter du paysage.


dimanche 10 mars 2013

Que les choses soient claires !

Je vais pas y aller par quatre chemins:

Dans l'hémisphère sud l'eau dans la baignoire ne tourne pas dans l'autre sens.

Bon maintenant que vous avez hurlé au scandale, laissez moi expliquer. La force de coriolis existe bel est bien pour les grands espaces: les courants marins et les grandes masses d'air. La force est négligeable dans vos toilettes. C'est un peu comme mettre un moteur à explosion dans une petite voiture télécomandée: l'effet d'échelle fait que c'est pas possible. Dans le monde réel les voitures télécomandées fonctionnent juste à moteur électrique et les éviers tournent dans le sens qu'ils veulent.

En réalité le sens dans lequel tourne l'eau est du à la forme du récipient et surtout avec l'impulsion qu'on donne quand on tire le bouchon. Quant à la chasse d'eau on imagine bien que c'est le sens dans lequel expulse la chasse que l'eau partira.

Je dis ça car en Équateur, au Nord de Quito il y a la plus grosse arnaque touristique que j'ai vu jusque là. TOUS les touristes en équateur (sauf moi) y passent. Ce lieu s'appel La Mitad del Mundo soit: Le Moitié du Monde. Là bas il y a une ligne au sol qui représente la ligne de l'équateur, là où le diamètre de la Terre est le plus important. La photo que fait donc chaque touriste est: ses pieds de part et d'autre de la ligne, histoire d'avoir un pied dans l'hémisphère nord et l'autre dans le sud. ARNAQUE ! Et oui la ligne tracée au sol est situé à 200m de la véritable ligne de l'équateur. Si vous voyez ce genre de photos vous pourrez dire que les personnes ont bel et bien les deux pieds dans l'hémisphère sud.

À la Mitad del Mundo il y a également un musée "scientifiques", où on compare ce qui se passe au nord au sud et sur la ligne d'équateur (alors qu'on y est même pas...). Dans ce musée au lieu de donner de vrais faits scientifiques on préfère entretenir les légendes urbaines comme le coup dans l'évier. Ils en entretiennent d'autres dont je ne parlerai pas pour ne pas entretenir lesdites légendes.

Si vous ne voulez toujours pas me croire pour le coup de l'évier vous pouvez lire cet article Force de Coriolis/Interpretation erronés ou faire vos recherches vous mêmes.

Bref je suis excédé par ce lieu dont tout le monde parle en Équateur et qui au lieu d'éduquer la population entretient des mythes qui attirent bien plus les touristes que la triste réalité. Une dernière chose: rien n'est notable à l'échelle humaine au changement d'hémsphère, désolé.

J'ai ptêtre pas été clair mais en tout cas ça m'aura fait du bien de gueuler un coup !

samedi 9 mars 2013

Ptit séjour en Amazonie

Voilà depuis près de deux mois que je parcours la Cordillère des Andes au niveau de l'Amazonie. J'en suis pas beaucoup déscendu et quand je l'ai fait je suis allé du côté de la côte et non dans les terres occidentales.
Il arrive un moment où on se dit que même si la montagne c'est génial, il serait temps d'aller voir autre chose. Surtout cet autre chose bien loin de tout ce qu'on peut connaitre de part chez nous.

Après une journée de vélo à déscendre la cordillère vers l'Amazonie (et remonté en bus dans la cordillère, et oui il faut bien rendre le vélo !) je rencontre Daniel un canadien francophone de Winnipeg à l'auberge. Lui-aussi veut dès le lendemain partir faire un tour de quelques jours dans la forêt. Comme moi, visiter des communauté qui vivent en t-shirt Nike et sortent les costumes à plumes pour les touristes, ça ne l'intéresse pas. On recherche donc le même type de tour: on veut marcher, beaucoup marcher dans la chaleur, l'humidité et la forêt extrêmement dense. Pour lui comme (presque) pour moi ce sera une première, on ne recherche donc pas forcément le tour au fin fond de la jungle pour voir les choses les plus extraordinaires. On recherche plus une bonne mise en bouche facile d'accès.

Nous voilà donc partit dès le lendemain ensemble à Puyo, première ville dans la jungle de là on book un tour de quatre jours en faisant bien comprendre qu'on ne veut pas faire comme tout le monde. Le tour mode troisième âge, on garde ça pour plus tard.

Nous voilà partit en bottes en caoutchouc avec notre guide privé pour quatre jours de marche dans la jungle à coup de machettes et à s'enfoncer jusqu'aux mollets dans la boue.
On ira de communautés indigènes en communauté indigènes. Pas de nuit à la belle étoile, tant pis on se fera manger par un anaconda un autre jour.



On mangera ce qu'on trouvera sur notre chemin: coeur de palmier fraichement sortit de son écorce à coup de machette. J'ai rarement mangé quelque chose d'aussi bon, on est loin des coeurs de palmier en boite. Citrons sauvages et d'autres fruits tropicaux.
On récoltera des vers de palmier (les gros vers blances de Koh Lanta) ainsi que des escargots de ruisseaux. Les vers une fois frits c'est décilicieux, j'ai eu du mal à mettre le premier dans ma bouche mais après je me usi jeté sur le reste. Plutôt que d'emporter beaucoup d'eau, on en prend juste un peu et si on a soif on taille du bambou pour en récolter son eau (à profusion).



Dans nos ballades on est allé découvrir également des cascades. Parfois il fallait marcher entre deux parois avec de l'eau jusqu'aux cuisses. On se serait cru dans un bon épisode d'Idiana Jones.

Bien sur on s'est pris pour Tarzan plus d'une fois au bout des lianes qui sillionent la forêt.

Dans les communautés on a eu le droit à un anaconda (bébé, mais bon quand même 1.8m) puis à un plus gros boa, pas celui de Coco Chanel plutôt celui qui mange Milou, autour du coup.



On s'attendait à beaucoup de choses, mais pas à tout. Dans une communauté, on nous invite à pêcher. Ok, ça va nous changer, on monte dans la pirogue. On démarre, mais bizarrement on n'a pas de canne à pêche ni de harpon...
Et oui aujourd'hui ce sera pêche à la dynamite ! Les peuples amazoniens prennent soin de leur mère nature c'est bien connu !
Malgré les deux bâtons, on rentrera broc***** comme on dit dans le bouchonnois. Mais on se sera bien marré et on se sera baigné dans le Rio Pastaza, affluent du Rio Amazonas.

Quatre jours au top avec un super guide marrant qui a bien compris ce qu'on recherchait. Maintenant qu'on s'est bien fait bouffer par les moustiques il est temps de remonter dans la cordillère.

Sur ce je propose à Daniel de me tenir compagnie pour mon prochain objectif: la rando El Camino del Inca, à la recherche des ruines incas d'Ingapirca.




vendredi 8 mars 2013

Course Poursuite Équatorienne

Je ne suis pas là pour donner des leçons, mais une fois n'est pas coutume je vais vous expliquer comment:
Déclencher et participer à une course poursuite à bord d'une voiture de flics (équatoriens).

Premièrement et point crucial prendre un billet pour un bus dont le chauffeur est un gros con.

Deuxièmement mettre son sac dans le bus, mais ne pas monter dans le bus. Au lieu de ça éloignez-vous stupidement de façon à ne plus avoir le bus dans votre champ de vision, vous pourrez par exemple aller aux toilettes.

Comme vous avez pris soin de prendre un gros con de chauffeur, celui-ci vous dira que vous avez le temps de vaquer à vos occupations. Cependant à votre retour vous constaterez que le bus n'est plus, et que votre sac à dos (avec tout votre nécessaire de survie) non plus. Pour plus de sportivité vous pouvez laisser votre passeport et votre argent dans le sac, mais je conseille pour une première partie de garder tout ça sur soi.

Là vous devez commencer à paniquer. Vous pouvez essayer de courir après le bus en hurlant et en gesticulant tel un français le soir du 12 juillet 1998, mais à priori rien n'y fera.

Bon ensuite il temps de demander de l'aide aux employés de la compagnie de bus et du terminal. Ceux-ci aussi dynamiques qu'un agent de la poste un vendredi à 16:24 essaieront bien de vous aider mais pour accélérer le mouvement n'hésitez pas à faire entendre votre voix. Après quelques minutes de tergiversation il y en aura bien un ou deux qui prendra pitié de vous. Ils chercheront alors le numéro de téléphone du chauffeur qui bien entendu est introuvable. Normalement on fait ce genre d'exercice avec un bus longue distance qui du coup doit passer un péage. Vient alors d'appeler le péage pour arrêter le bus avant de le rejoindre. Engouffrez-vous alors dans le premier bus qui part également au péage en espérant que :
quelqu'un au terminal a bien le numéro du péage
que le péage réponde
que le bus ne soit pas déjà passé
et qu'ils arrêtent bien le bus


En attendant il ne vous reste plus qu'à angoisser pendant les 15min qui vous amèneront au péage.

Et là comme vous aviez bien pris soin de prendre un gros con du chauffeur, les péagistes ont bien tenté de l'arrêter mais celui-ci a continué à tracer sans rien vouloir entendre. Information importante: il faut rassembler les péagistes et les policiers du péage avant que les péagistes racontent l'histoire.

Ceci fait, vous savez que votre sac est partit dans un bus pour 4h de route, qu'il est impossible de contacter qui que ce soit pour le récupérer sur place et qu'il sera probablement impossible de le récupérer plus tard au terminal de destination. Bref vous êtes dans la merde jusqu'au cou, on peut dire qu'à ce moment là vous avez définitivement perdu votre sac. Dans un tel moment de désespoir, vous avez le droit de vous effondrez. Nouveau point important essayez d'en rajouter légèrement afin d'être sur que les policiers saisissent votre détresse.

Après avoir laissé aux forces de l'ordre quelques minutes pour réfléchir aux solutions possibles à votre problème et s'être plus ou moins coordonnés, c'est là que tout se joue: Demandez, dans un étant neurasthénique mais en restant clair, au chauffeur de la patrouille si il ne serait pas possible de rattraper le bus.

Ensuite soyez patient pour quelques secondes, minutes. Le temps que le policier calcul combien de temps il lui faudrait pour rattraper le bus, bien que ça le fasse marrer de faire une course poursuite, ce n'est pas dit qu'il ait envie d'y passer la nuit.

Mais bien entendu comme vous avez tout fait assez rapidement le bus est passé il y a juste 15min et c'est l'avance idéal pour une petite course poursuite pour se dégourdir en fin de soirée.

Et c'est partit ! Enfin sur la banquette arrière du pick-up avec le Ryan Goesling équatorien aux commandes du véhicule et son bon vieux Sancho Pancha aux commandes du haut parleur.

Après tout dépend où et quand on fait ça, mais je dois bien dire que de nuit on profite bien mieux de toutes les lumières de la voiture qui se comporte comme une discothèque ambulante. De plus pour plus de sensation je conseille les abords de la cordillère des Andes, ce qui se révèle sinueux et sportif, bref une belle route de rallye. Ensuite préférez une deux fois une voie, ça permet plus de jouer des gyrophares et de demander à tous les véhicules de se pousser au haut parleur.

Bref après 40-45min de cavalcade effrénée vous arriverez enfin à votre bus, les policiers prendront le matricule du chauffeur et vous aideront à vérifier que le sac et son contenu est bien là.

Une fois tout ça terminé, reposez-vous enfin dans le maudit bus et profitez enfin de votre tour de manège avec les flics.

J'espère que cette courte leçon vous sera utile.

dimanche 3 mars 2013

Qualité des photos

Dans le post précédent les photos sont en très basse qualité, je ne sais pourquoi.
C'est résolu !

Pour avoir une meilleure qualité : cliquez sur les photos.
Et pour une meilleure qualité (presque la photo originale), clic droit sur la photo, copier le lien de l'image. Puis coller le lien de l'image dans un nouvel onglet.