mardi 26 février 2013

Trek vers le Volcan Quilotoa

Le "Quilotoa Tour" est une ballade de 2-4 jours à travers la campagne très verte de la cordillère en Equateur assez populaire. Le tour peut se faire en bus ou à pieds à travers des petits villages quechuas et au sommet du volcan .

Généralement les gens viennent en bus directement à Quilotoa et à son volcan éponyme puis refont du bus ou font une ou deux journées de marche en redescendant. Personnelement je trouve que tout se mérite surtout un volcan. Donc je suis allé en bus à trois journées de marche du volcan Quilotoa.


Me voici donc au hub de départ dans la grande ville de Latacunga. À l'auberge on me file des pseudos cartes tracées à la main avec quelques indications pour s'orienter. Enfin pour le premier jour j'ai juste la "carte", pas d'indication car cette partie est peu fréquentée.

Me voilà donc dans le bus à Latacunga pour Sigchos, village de dépàrt de la rando. J'emporte tout mon bardas car bien qu'il soit possible de trouver des logements l'idée était de camper au milieu des montagnes.

Arrivé à Sigchos en bus avec 40min de retard, normal on est en Équateur. J'ai alors juste le temps de rejoindre l'autre village à pieds. Je demande mon chemin régulierement mais ça ne m'empèche pas de me perdre pour environ une heure. Bien entendu il se met à tomber des cordes et je me rend compte que dans cette montagne raide il va être difficile de trouver un endroit pour bivouaquer. Bien que je n'ai rencontré aucune voiture, j'éspère trouver un pick-up pour m'avancer. Mes prières seront exaucées, j'arriverai avant la nuit à Isinlivi en étant deux fois dans le compartiment à bestiaux et une fois dans une vraie voiture ! Négociation du prix de l'auberge qui propose deux repas: j'économise 10USD en me faisant ma propre tambouille.





Deuxième jour pas ou peu de pluie mais très nuageux. Je me lève tôt pour avoir le temps de me perdre, chose qui me sera salvatrice car je pense m'être en tout perdu environ une heure et demi. Le paysage est très beau: des montagnes vertes et très bocagées. Les habitants de ses montagnes habitent à une heure de la route la plus proche qui les amène à un village de 300 habitants qui lui même est à 2-3h de la ville. Et seul un bus par jour passe généralement entre 3 et 5h du matin. Autant dire qu'ils sont bien du crue.
Finalement j'arrive au village suivant après 6h d'une belle marche dans la montagne et au bord d'une rivière. Rencontre avec le menuisier/ébeniste de la région.
Le temps étant menaçant et le logement pas si cher que ça je retourne en auberge. Grand luxe: chambre privée avec clé. Toilettes et douche privés. Eau chaude toute la journée et petit déjeuner royal. Bref des conditions exeptionelles que je n'ai pas connu depuis l'hotel 4* à Potosi en Bolivie il y a de ça un peu plus d'un mois.



Dernier jour et non des moindres: déscente de Chugchillan dans la vallée et ascencion du volcan Quilotoa. Dénivelé -400m pour commencer puis +1000m. Tout ça entre 2800 et 3800m et avec le sac à dos qui pèse un homme mort. Auntant dire que les 1000m de dénivelé positif n'ont pas été de la tarte. Surtout la fin qui se fait sur une grosse dune de cendre/sable. Il y avait un sentier qui y serpentait mais j'ai décidé d'aller direct en haut en traçant tout droit. Dans le sable, c'est deux pas en avant et un pas en arrière, mais c'est pas grave on s'accroche et on se dit que le calvaire est bientôt terminé.



Arrivé en haut: le spectacle s'offre à moi. Un grand et majestueux cratère avec un magnifique lac vert émeraude sublimé de reflets et d'une grande variété de teintes. La chose la plus belle que j'ai vu je crois jusque là dans le voyage. Je suis arrivé épuisé au sommet mais cette vue me rend beaucoup de forces. Au lieu de prendre comme j'avais prévu le sentier court qui passe sur le flan exterieur du volcan, je choisi de m'offrir 2-3h de rando et un repas à l'interieur du cratère pour mieux savourer et vivre ce volcan.
Après m'être trouvé une petite auberge très familiale, je retourne au cratère et assiste à un magnifique coucher de soleil.
La température chute et je cours vite au près du poêle à l'auberge.







En résumé une belle rando avec une touche d'aventure (pas de vraie carte pour 3 jours) et je ne regrette pas de m'être gardé pour la fin le volcan, ça a vraiment sublimé mon arrivé qui du coup s'est mérité (enfin plus mérité qu'une arrivée direct en bus).



Prochain post: La jungle en Équateur d'où je reviens à l'instant.

PS: Cliquez sur les photos pour avoir une meilleure qualité. Et pour une meilleure qualité, clic droit sur la photo: copier le lien de l'image. Puis coller le lien de l'image dans un nouvel onglet.

samedi 16 février 2013

5897m : I DID IT

Marc au Pérou, moi en Equateur.

Mon principal objectif du voyage dans ce pays: l'ascencion du volcan Cotopaxi, 5897m, un cône parfait.



Premier tour "booké", et me voici partit hier à son ascencion.

Hier montée au refuge, marche de 30-40min depuis le parking. Arrivé à 4800m. Donc oui j'ai approximativement dormi sur le Mont Blanc. (Approximativement car j'ai pas beaucoup dormi et en fait c'est pas le Mont Blanc...).

Montée dans l'aprem avec le groupe (6 personnes, ou plutôt 6 mecs) et les guides sur le début du glacier pour apprendre les rudiments de l'alpinisme: marche avec des crampons, passer les crevasses, différents usages du piolet, etc.

Repas en fin d'aprem et tout le monde au lit pour essayer de dormir avant le lever programé à minuit !

Donc levé à 00:35 pour moi (ben oui faut bien que je profite de ma mini-nuit, en tout j'aurai dormi environ 3h) et départ pour l'ascencion à 1:05.

Un des principaux problèmes pour l'ascencion est la météo imprévisible. Et là au départ on a le droit à un grand ciel étoilé et très peu de vent: le rêve. Reste à savoir si ça va rester comme ça pour les six heures d'ascencion.

1:20 de monté tous ensemble (6 clients + 3 guides) à un rythme lent, car à 5000m on saute pas de pierres en pierres, il n'y a pas beauoup d'oxygène et on est essouflé juste à parler. Dès la sortie du refuge on est dans la neige. Merci mes batons que je me suis offert en Patagonie, ils se revelent extrement pratiques sur cette partie.

Après cette mise en jambe, on arrive sur le glacier et donc on met les crampons. Je range les batons et sort le piolet. On forme trois groupes : deux clients pour un guide en cordé. On aura alors l'équipe des norvégiens, celle des américains et l'équipe française (Julien, un autre fou rencontré la veille dans le van).

Et là l'équipe fançaise part en tête, les autres équipes disparaissent derrière nous. On rattrape d'autre groupe partis avant nous. Bref, la Gloire. On va arriver les premiers au sommet ! Faut dire aussi qu'on est pas là pour acheter du terrain. Je me sens super bien, pas fatigué, pas de mal d'altitude (1 mois à 4000m en Bolivie ça forge un homme). Le paysage qu'on éclaire à la frontale est splendide. Le pied.




Et les choses se gatent vers 4:30, le ciel se couvre, la température tombe et le vent se lève, et pas qu'un peu. Les conditions deviennent dificiles d'autant plus que comme on est aux environs de 5650m, les efforts sont des plus en plus essouflants.

À une heure de l'arrivée on croise un groupe qui a fait demi-tour. D'après leur guide le risque d'avalanche est trop élevé. Du coup on attend les deux autres cordées de notre groupe, qu'on a bien distancé, pour prendre une décision. Une fois qu'ils nous ont rejoins les guides partent en exploration voir si le risque est avéré et si oui trouver une alternative.

Résultat des courses: Julien et moi attendons 30min dans la tempête glaciale. Dur.

Risque avéré, alternative trouvée, mais pas de trace. Un guide part faire la trace et là Julien et moi nous nous retrouvons en queu de peloton par je ne sais quel truchement. Du coup le temps de faire la trace et que tout le monde monte, on attendra un coup de plus 30-45min. Je gèle, bien que je sois bien équipé.

Après ces péripécies statiques, nous voilà repartit pour le sommet. Ca nous demandera 1h-1h30. On est au plus haut, chaque pas est un acomplissement en soit et en plus c'est là que c'est le plus raide. On passe deux murs de plusieurs dizaines de mètres.



Après moult émotions, plantage de piolets et coups de crampons nous voilà arrivés au sommet à 7:45 (au lieu de 6:10 comme prévu selon notre rythme initiale) ! Grandiose (la performance pas le paysage car c'est toujours extrement nuageux et venteux) ! On ne verra même pas le cratère alors qu'on est sur le bord.

Bref il fait tellement froid et on voit tellement rien qu'on redescent après être resté environ 2 min et 18 secondes à 5897m.

La montée a été dure, mais la descente sera étonnement pire. Le fait d'avoir geler sur place pendant une heure et avoir fait l'ascencion a brulé toute mon énergie. De plus j'ai plus de genoux. J'ai beau ranger le piolet et sortir les bâtons, les bâtons dans 50cm de neige ne sont pas très utiles. Bref une descente terrible de 3:20. Sur la fin je me fais même une descente d'environ 200m-300m sur fesses en mode luge tellement j'en peux plus.

Arrivée au refuge à 11:05. 10h de marche entre le Mont Blanc et 1000m au dessus. Je l'ai fait ! Mais j'en ai chié des ronds de chapeaux !

PS: pour une fois les images ne sont pas les miennes, juste illustration.

vendredi 15 février 2013

A table!!!

Au Pérou on mange bien, la cuisine péruvienne est réputée.

Ici un des plats typique c'est le cuy (prononcé coui**e). Les anglophones appellent ça guinea pig. Nous c'est plutôt cochon d'Inde ;-)


mercredi 13 février 2013

Mais oú est Pedrolito ??!

Et bien lui aussi visite le Macchu Picchu et prend du bon temps ;-)



Quelques jours a Cusco

Voilá, après 3 mois passés ensemble Thibault et moi nous sommes séparés du côté de (chez Swan...) Puno au Pérou au bord du lac Titicaca. Me voici donc à Cusco, ancienne capitale de l'immense royaume des Incas. Si vous aimez les gros cailloux et les histoires un peu mystiques c´est ici qu'il faut venir.
J´ai donc pu profiter de la ville pendant quelques jours et visiter quelques ruines aux abords de la ville notamment une des plus célèbres: Sacsayhuaman (sexy woman pour les intimes). Mais Cusco c´est également le point de départ pour visiter le Macchu Picchu ;-)
Comme on est pas lá pour acheter du terrain comme certains pourraient dire c'est en faisant 3 jours de trek á travers la jungle que je decide d'aller visiter cette mystérieuse cité. Me voici parti avec 3 autres aventuriers, deux australiens et un anglais.
Le premier jour c'est donc 65km de descente en vélo (et ouais encore du vélo), une aprés midi de rando pour s'enfoncer un peu plus dans la jungle pour enfin dormir en plein milieu de la jungle dans une communauté Quechua. Depaysemment garanti, de superbes rencontres et puis de bons éclats de rire avec la douche froide... euh non gelée!

Le deuxième jour ce sont 7h de marche qui nous attendent en empruntant parfois quelques troncons des célèbres chemins Incas. Pour ceux qui ne voient pas forcément à quoi ressemble ces chemins ce sont prés de 45 000 km de sentiers qui vont de l'actuel Equateur au Nord du Chili en passant par la Bolivie et le Perou. En général ces chemins sont à flan de montagnes, font 30 cm de large et avec environ 200 à 300 mètres de prècipice. C'est assez impressionnant surtout quand il y a des glissements de terrain qui nous oblige a rebrousser chemin. Au total 10h de marche au lieu de 7 mais avec à la fin un moment de détente dans des sources chaudes à 31 degrès.
Le troisième jour pour bien demarrer la journèe une petite scéance de haute voltige: la tirolienne ou zip line (si quelqu'un à une vrai traduction a proposer...). Ce sont 6 câbles qui traversent la vallèe à environ 100 mètres de haut et qui peuvent faire jusqu'à 600m pour les plus longs. C'est donc en essayant diverses positions comme le Singe (tête en bas) ou le Condor (on a vraiment l'impression de voler) que nous avons traverser cette vallèe. L'aprés midi, 3 heures de rando sous la pluie pour rejoindre la ville d'Aguas Calientes, point de départ pour la visite du Macchu Picchu.
Quatrième jour aprés une bonne nuit de sommeil et un rèveil à 4H du mat' nous commencons notre acenscion vers le Macchu Picchu. Après 1800 marches et 40 minutes d'effort nous voilà aux portes de l'une des villes les plus fascinantes du monde. Nous sommes les premiers sur le site et le brouillard est encore prèsent. Mais après quelques minutes d'attente le temps se dècouvre et laisse également apparaitre cette mystèrieuse cité. Nous profiterons de cet endroit magique pendant presque 8h en faisant egalement l'ascenscion du Huayna Picchu.
Après 5H d'attente pour le train (oui il y a un train on est pas obligè de traverser la jungle à pieds) pour cause de glissement de terrain et d'éboulements (Welcome to Peru!!!) nous sommes rentrés à Cusco vers 3H du matin, prêts pour une bonne nuit de sommeil!
Prochaine ètape Arequipa, ses innodations, ses tremblements de terre et son fameux Cañon del Colca.


mardi 5 février 2013

C'est pas truqué !

Il semblerait que vous êtes plusieurs à croire que certaines photos sont truqués. C'est FAUX. Tout sort brute de décoffrage de l'appareil photo. Il n'y a même pas de simple recadrage. Et quand bien même on voudrait les retoucher, les pc mis à notre disposition sur notre chemin ne le permetteraient pas. Bon visionage à tous.

samedi 2 février 2013

La sécurité routière made in Bolivie

Ici pas besoin de ceinture de sécurité ou de contrôle technique, une bénédiction de la voiture suffit a protéger tous ses passagers des dangers de la route.

Monsieur le curé bénit le moteur, et a peu près tout l'habitacle, une petite photo avec la famille, un petit billet et hop! On the road again !

PS : il y aura des photos quand on aura du débit

vendredi 1 février 2013

Comment avoir une douche chaude en Bolivie ?

Suffit de brancher le 220 sur le pommeau ! Et roule ma poule !

A chaque fois que je vais prendre ma douche j'ai une pensée fugace pour Cloclo.

Article écrit en prenant le ptit dej depuis une terrasse au bord du lac Titicaca :-)

PS: photo illustrative impossible à uploader. Revenez voir l'article dans quelques jours pour l'image.

Encore des photos

Des photos viennent d'être ajoutees ici!!!